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Méthodologie

Dans cette rubrique, nous exposons la méthodologie qui nous a guidés dans la quête de nos sources et l'organisation de la base de donnée.
Démarches de recherche.

Nous avons principalement utilisé Google Scholar et Cible+, Plos, Cairn, BioOne et JTSOR en couplant par l'opérateur booléen AND les mots « bees », « colony collapse disorder », « colony losses » ou leurs équivalents français (exemple: (bees OR abeilles) AND (colony collapse disorder OR *losses OR syndrôme d'effondrement OR pertes OR disparition)). Les résultats n'ont pas tout de suite été forcément pertinents, et nous avons du exécuter une sélection « manuelle» dans les documents présentés, à force de quelques lectures, pour élaguer le trop plein de répétitions ou d'informations adhoc trop peu ciblées ou scientifiques. Nous avons également adopté la méthode dite « en toile d'araignée », qui consiste à utiliser la bibliographie d'une source pertinente pour trouver d'autres sources.

Organisation

Scission entre sources primaires et secondaires.
Nous ne prétendons pas ici livrer la somme exhaustive des nombreux documents qui traitent du sujet. La recherche qui se penche sur la disparition des abeilles est d'ailleurs encore jeune et toujours en pleine effervescence. Les causes en sont partiellement comprises et l'interprétation que l'une ou l'autre étude peut faire des données primaires reste régulièrement hésitante. Il a donc été important de structurer notre base de donnée en dissociant sources primaires et secondaires. Dans la rubrique « sources primaires », vous trouverez des documents qui présentent toute une série de données brutes dont ils assurent l'observation simple. Il faut souligner ici l'ambiguité d'un tel classement. Les démarches scientifiques engagées à propos du sujet observé sont encore récentes, jeunes, et nous nous devions de les soumettre au bénéfice du doute. Lorsqu'un nombre bien plus important d'études se corroboreront, reposeront les unes sur les autres et par leur ensemble assureront la cohérence d'un édifice scientifique, d'une interprétation mesurée de la réalité, nous ne pourrons d'ailleurs toujours pas d'avantage baisser la garde de cette interrogation : dans quelle mesure un fait scientifique est-il construit, structuré par la subjectivité humaine ?
Dans la rubrique « sources primaires » nous proposons de répertorier les données brutes. Toute nomination de ces donnés en terme de cause ou d'effet, par exemple, a rigoureusement été reléguée au rang d'interprétation, par principe de précaution théorique et épistémologique. Somme toute, il est évident que ces "interprétations" semblent très naturellement légitimes à la moindre tentative d'observation des phénomènes qui nous entourent. Mais le cas de la disparition des abeilles, puisqu'il traite de la complexité du vivant et de la vie, est un cas particulier et compliqué. Le concours des facteurs multiples qui participent au phénomène relève de la mécanique infiniment complexe du vivant, et il semble difficile d'identifier là les causes arrêtées et les conséquences déterminées d'un enchaînement dont nous ne percevons pas encore toutes les subtilités et articulations. L'idée même d'"enchaînement" et de "mécanique" du vivant nous parait aujourd'hui être un parti pris fort contestable. Compte tenu de ces considérations théoriques dans lesquelles nous ne nous aventurerons pas d'avantage (il nous faudrait, pour répertorier les différents ouvrages qui traitent de l'épistémologie actuelle de la biologie, créer une autre base de donnée), nous espérons avoir justifié la politique d'une telle scission entre sources primaires et secondaires.

Organisation par type de source

Dans chacune de ces catégories (sources primaires et sources secondaires), nous avons tenu à dissocier les données suivant leur type : pages web, articles, documentaires ou films, livres ou encore documents.
Une autre classification aurait pu donner plus de sens à notre démarche. Nous aurions pu, par exemple, classer nos données comme traitant des causes, ou des conséquences de la disparition des abeilles, et en distinguant dans chacune de ces catégories les agents ou phénomènes singuliers sur chacun desquels se concentreraient une série de documents. Cette organisation était pour nous l'organisation idéale. Mais nous avons vite déchanté. Les causes de la disparitions des abeilles sont multiples et le plus souvent interdépendantes. Peu de documents dissociaient par ailleurs le problème des conséquences de l'étude des causes, il était généralement présenté en introduction.
Nous avons donc choisi une organisation très formelle, dénuée d'un sens intelligent mais pour le moins simple et pratique. Les tags permettent par ailleurs de circuler entre les documents par thèmes plus sensés (varroa, champignons, parasites,...), même s'ils ne traitent jamais exclusivement du sujet tagué.

Interface

Nous avons pris beaucoup de plaisir à découvrir les différentes possibilités proposées par Omeka pour modifier l'apparence de notre instance. Bien évidemment, nous avons rencontré de nombreux problèmes mais les assistants ainsi qu'une source innombrable de tutorials sur internet nous a permis d'arriver à un résultat qui nous semble satisfaisant. Un seul bémol, n'étant pas autorisé à télécharger les nouvelles mises à jour domeka, nous nous sommes senti limité pour certains détails comme par exemple l'ajout de miniatures (thumbnails) pour nos expositions.

Problèmes rencontrés

Lors de la mise au point de notre instance Omeka, nous avons rencontré différents types de problèmes. D'une part, les difficultés liées à la mise en main d'une nouvelle interface et par conséquent mineures. D'autre part, celles liées à des problèmes d'ordre méthodologique et qui méritent d'être précisées afin qu'elles ne soient plus répétées à l'avenir.
Premièrement, le "souci de cohérence". Notre interface étant rédigée en français, il paraît logique que nos métadonnées le soient également. Seulement nous n'avions pas cette contrainte en tête lors de l'encodage des informations dans Zotero. Ce manque de cohérence nous a obligés à verifer chaque contenu un à un et à traduire ses métadonnées si nécessaires.
Un autre problème, similaire dans sa contrainte, fut celui des doublons entre les champs d'informations Zotéro et Dublin Core. Lorsque nous accédions aux métadonnées d'un contenu, celles-ci étaient souvent reprises deux fois. Par soucis pratique et esthétique, nous avons décidé que Dublinc Core se chargerait de fournir les "informations principales" (titre, auteur, date, etc.) et que Zotero s'occuperait de répertorier les "données secondaires" tels que l'URL, la page ou l'éditeur.
Ces deux biais furent pour nous les plus contraignantes et les plus chronophages.