Introduction

L’année 2014 célèbre le centenaire de la Première Guerre Mondiale ou « Grande Guerre », ainsi nommée dès 1915 par les contemporains(1) en raison de son ampleur jusqu’alors jamais égalée. Ce conflit intercontinental(2) est aujourd’hui encore perçu comme l’un des évènements les plus notables du XXe siècle, marquant un tournant « dans le cycle de guerres et de violence »(3).

La « der des der » semble illustrer le prélude d’un idéal de paix qui, bien que malmené au cours du siècle écoulé, a perduré jusqu’aujourd’hui. Cette appellation trouve son origine dans une volonté populaire désireuse qu’une telle aberration ne se reproduise jamais.

En effet, « La Belgique a joué un rôle majeur dans cette guerre, en particulier par la résistance courageuse de nos soldats à l’invasion allemande. ‘Poor little Belgium’ avait gagné l’admiration du monde entier. La Belgique occupera dès lors une place centrale dans la commémoration du 100e anniversaire de cette guerre. Cette commémoration se fera notamment au travers de cérémonies commémoratives nationales à rayonnement international »(4).

Cet engouement répandu nous a poussé à nous pencher de plus près sur l’engagement belge dans la commémoration de ce tournant de son Histoire et cette apparente volonté d’enseigner, d’instruire et de transmettre à tous afin de ne jamais oublier et d’apprendre des erreurs du passé.

Mais le sujet n’est pas aussi linéaire et les faits d’actualités ont suscités chez nous un désir d’analyse plus poussé ; dès lors, nous nous sommes intéressés au contexte de commémoration et à la question du devoir de mémoire, des lois mémorielles et de leur bien-fondé.
Afin de tenter de couvrir le sujet, nous avons fait nos recherches sous deux angles: d’une part, l’historiographie de la Première Guerre Mondiale et d’autre part, le devoir de mémoire dans sa généralité.
Nos pistes de recherche ambitionnent également de mettre l’accent sur le cas de la Belgique et son approche particulière de la mémoire, directement liée à son vécu de la Guerre.

Nos outils de travail se divisent entre sources primaires et secondaires. Il est à noter que nous avons considéré comme sources primaires des témoignages, des photos de monuments commémoratifs et les sites des commémorations à venir car ce sont sur ces éléments que le futur travail des historiens se basera ; les sources secondaires se partagent elles entre des ouvrages d’historiographie concernant 14-18, et d’autres sur le devoir de mémoire élargi à tout événement historique.


(1) André Loez, La Grande Guerre, Paris, Editions La Découverte, 2010, p.8.

(2) Jean-Jacques Becker, La Grande Guerre, Paris, Presses Universitaires de France, 2004, p.96.

(3) John Horne, “Introduction” dans Vers la guerre totale: Le tournant de 1914-1915, Paris, Editions Tallandier, 2010, p.11.

(4) 2014-18, Commémoration de la Première Guerre Mondiale en Belgique. be14-18.be [en ligne]. <http://www.be14-18.be/fr> (consulté le 12 décembre 2014).

 

Recently Added Items

Cimetière militaire du Radan Grand Rue, 76, Tintigny, Belgique.

«Erigé par les Allemands à partir de mai 1917, ce cimetière regroupe 527 militaires français et 298 militaires…

see more

Monument aux mort de Caudry Place de Caudry, Caudry, France.

«Sur la place, le monument aux morts, œuvre de Paul Theunissen inaugurée en 1922, raconte quelques épisodes de cette longue…

see more

Monument aux morts de Genève Rue Sénebier (dans le jardon du Consulat général de France), Genève, Suisse.

«Dimanche 31 août, à 15 heures, a été inauguré à Genève, de fort simple et émouvante…

see more

Monument aux morts de la Première Guerre Mondiale Square du Souvenir, Etampes, France.

«Dès 1915, le second adjoint au maire, Émile Léauté, sergent-major du génie, propose à ses…

see more

Le Cénotaphe de Londres Whitehall, Londres, Royaume-Uni.

«Le cénotaphe est un monument qui rend hommage aux soldats britanniques qui sont morts dans la Grande Guerre de 1914-1918 et durant…

see more