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Ce site a été créé afin d’illustrer notre projet, réalisé dans le cadre du cours de Technologie de l'Information dispensé par M. Seth Van Hooland à l’Université libre de Bruxelles.

La question de recherche choisie par notre groupe, composé de 4 étudiantes en Histoire de l’art et archéologie, porte sur "Le portrait de la femme dans le Symbolisme belge". A ce sujet nous avons réalisé cette banque de données en ligne comprenant une liste de sources primaires (œuvres d’art) et secondaires (ouvrages, monographies, articles, etc.). Les sources récoltées ont été classées, analysées et décrites par chaque membre de notre groupe afin de garantir au mieux leur pertinence. Le site ne permet pas à répondre à la question de recherche mais offre des pistes d’informations sur le symbolisme dans l’art plastique, ses représentants belges ainsi que des illustrations de femmes dans l’art symboliste belge.

Fernand Khnopff, Memories, 1889. 

 

Petite histoire du Symbolisme belge

Le symbolisme est un courant littéraire et artistique défini à Paris en 1886. En Belgique, ce mouvement artistique voit le jour grâce aux expositions parisiennes des "Salons de la Rose+Croix", auxquelles participent aussi des artistes belges. Les Salons rosi-cruciens se succèdent à un rythme annuel jusqu'en 1897. Contrairement aux impressionnistes et à leur descendance, ces peintres belges cherchent des stimulations en dehors du réel, auprès de leurs confrères français. Selon eux, l'impressionnisme n'incarne pas la vraie modernité (celle au sens baudelairien), et semble incapable d'exprimer de grandes notions philosophiques. Les symbolistes encouragent en effet un idéalisme et une sensibilité poétique, trouvant leur inspiration dans les poésies de Stéphane Mallarmé ou de Charles Baudelaire.

Fernand Khnopff, Félicien Rops et Jean Delville comptent parmi les principaux précurseurs de la peinture symboliste en Belgique. De manière différenciée, tous posent un regard singulier sur le monde qui les entoure, en particulier la femme. Pour Rops, la femme incarne un être démoniaque qui induit l'homme au mal, ce qui se traduit dans son œuvre par une iconographie érotique, voir même pornographique, dans laquelle la femme est souvent représenté en tant que prostituée. Khnopff pour sa part est particulièrement renommé pour ses portraits féminins, en particulier ceux qui représentent des enfants de l’aristocratie. Loin des conventions habituelles du genre, ses portraits offrent une image de la femme qui diffère de ses contemporains.  Dans ses portraits peints entre 1884 et 1890, Khnopff représente la femme comme un être de charme et d’innocence. A partir de 1889, son "horizon symboliste" s’élargit et ses peintures prennent une dimension mystique et érotique. La femme y est représentée  à la fois de façon érotique et innocente,  balançant entre femme fatale et femme idéale. Inspirée par le mysticisme des symbolistes anglais et la musique wagnérienne, l’œuvre de Jean Delville est sans doute la plus ésotérique du Symbolisme belge. Ses portraits féminins témoignent de sa passion pour la philosophie platonicienne. La lecture de Platon lui inspire une vision fantastique de l’homme et de la femme et une conception de l’art comme une forme de rédemption religieuse.

Nous espérons finalement que notre site vous offrira des pistes d’informations claires dans le cadre de la recherche sur le portrait féminin dans le symbolisme belge.

 

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