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   Cette instance est consacrée au rôle de la presse clandestine au sein de la Résistance en Europe occidentale durant la Deuxième Guerre Mondiale. Ce site a été réalisé dans le cadre du cours TRAN-B-300, Technologie de l'Information et de la Communication dispensé par M. Seth Van Hooland à l'Université Libre de Bruxelles. Cette base de données regroupe des sources primaires, secondaires et tertiaires permettant d'illustrer le rôle et l'impact de la presse clandestine sous l'Occupation. Afin de mieux comprendre la pertinence de notre contenu, il semble judicieux de retourner quelques années en arrière et de mettre en lumière le contexte socio-politique dans lequel se trouvait la presse en Europe occidentale pendant la Deuxième Guerre Mondiale.

 
Petite mise en contexte

   Alors que le monde occidental est en guerre contre les Nazis et que certains pays sont sous l'occupation allemande, la presse se retrouve dans une situation de contrôle absolu. La presse clandestine de la Deuxième Guerre Mondiale fait alors son apparition dès l’été 1940, principalement en France et en Belgique.

   Parmi quelques exemples de journaux clandestins belges apolitiques, on compte le Churchill-Gazette (Liège), La Libre Belgique (Bruxelles), De Vrijschutter (Halle), L’Insoumis (Bruxelles), le Steeds Vereenidg-Unis (Anvers), La Vérité (Liège), ou encore La Voix des Belges (Bruxelles).  La gauche antifasciste représente le deuxième grand vivier de la presse clandestine et regroupe les socialistes et les communistes. Du côté socialiste, on retrouve le Monde du Travail (Liège) ou encore Le Peuple (Bruxelles). Parmi les productions communistes, existe par exemple Le Drapeau Rouge, qui permettait de diffuser les idées politiques du mouvement Front, lancé en 1943.  

   En France, la presse clandestine est souvent accompagnée de tracts, incitant les Français à résister à l’occupant nazi. Parmi les journaux, il y a  CombatDéfense de la France, Le Franc-Tireur, L’Humanité, Libération, L’insurgé ou encore Le Populaire. Distribués pour la plupart dans des écoles ou autres facultés, les journaux sont composés de satires ou de critiques contre l’occupant mais aussi de messages forts, appelant à la Liberté et à la Justice. 

   Parmi les grands challenges auxquels a dû faire face la presse clandestine, on retiendra le faible réseau de distribution, le danger de se faire prendre par l'ennemi, le manque de liberté dans les imprimeries désormais surveillées, le manque de personnel et le manque de supports de diffusion de l’information. Mais c’est grâce à  l'appui de la population et des Résistants que cette forme de Résistance a pu se maintenir jusqu’à la fin de la guerre.

 

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