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Dès sa naissance, le christianisme a construit une part de son identité par un détachement, voire une opposition au judaïsme qui était alors discrédité. L'accusation de « meurtre rituel » en a été un moyen important.

Si l'imputation de meurtre rituel à la communauté juive s'est particulièrement amplifiée et propagée sous diverses formes aux XIe et XIIe siècle, elle prit racine dès l'Antiquité et s'est développée jusqu'à la période contemporaine.

Sous l'appellation de « meurtres rituels », « ritual murders » ou « blood libel », sont ainsi décrits des usages multiples tels la profanation des hosties (corps du Christ par transsubstantiation), les meurtres d'enfants chrétiens pour la préparation du pain azyme, des infanticides par leurs propres parents.

Dans cette instance, nous avons référencé des sources primaires et secondaires relatives aux périodes de l'Antiquité, du Moyen-Age, de la Renaissance et des Temps Modernes (fin du XVIIIe siècle). La période Contemporaine ne sera pas traitée ici, les meurtres rituels étant utilisés de manières hétérogènes dans chacun des pays d'Europe et du Proche-Orient à la suite de l'idéologie nazie et de l'installation de l’État d’Israël. Si certaines de nos sources secondaires font mention de cette période, elles ne nous intéressent que dans le cadre des racines historiques qu'elles évoquent ou par les analyses ethnologique, anthropologique, mythologique, psychologique considérées.