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About 'Banksy'

Banksy adore provoquer, choquer voire perturber la société et c'est ce qui fait toute l'importance de son oeuvre. Finalement, que sait-on de lui?

 L’identité de Banksy reste à ce jour un mystère. Le graffeur prend son art comme medium de communication pour scander haut et fort son mécontentement envers certains faits de société, certaines situations politiques ou carrément, certaines décisions adoptées par les leaders mondiaux. Le graffeur terroriste le plus convoité du “street art” reste fidele à sa réputation de génie anonyme.

Banksy serait né en principe en 1974. Originaire de Bristol, en Angleterre, le graffeur se nommerait en réalité Robert Banks, ou encore Robin Gunningham.

Quelques gribouillis par-ci  par-là et le graffeur en herbe trouve rapidement le style qui va le hisser au sommet : la peinture au pochoir. Deux avantages majeurs à cette technique : faire des graffitis rapides (pour échapper à la police) et précis (des motifs complexes en un simple coup de peinture).

C'est en 1998, en peignant à Bristol un ours en peluche balançant un cocktail Molotov (« The Mild Mild West ») sur la police que l'artiste clandestin commence à faire parler de lui. Banksy dérange

Si le graffeur fait tant de bruit, c'est parce que sa subversion dépasse le cadre  pictural des murs. Banksy multiplie les actes « terroristes » aussi inoffensifs que caustiques : diffusion de faux billets de livres sterling à l'effigie de Lady Di (au lieu d'Elizabeth II), de copies d'albums de Paris Hilton seins nus, accrochage clandestin d'un tableau orné d'un bandeau « Police line do not cross » à la Tate Britain, d'une fausse Joconde affublée d'un « smiley » au Louvre, d'une poupée gonflable habillée façon Guantanamo à Disneyland…

Autant dans ses installations éphémères que dans ses peintures, Bansky parle d'art, de social, de guerre et de politique. Il attaque, certes, mais toujours avec tact, intelligence et poésie. Et ça plait.

L'artiste a beau être clandestin, subversif et anonyme : il devient hype.

Les médias s'emballent et Banksy entretient son succès en organisant des expositions réunissant chacune des milliers de visiteurs.

Son expo en 2006, « Barely legal », accueille même l'actrice Angelina Jolie qui finit par craquer en déboursant 200 000 livres (234 000 euros) pour trois de ses œuvres.

Parce que dans les salles de vente, Banksy vaut de l'or ; du moins les peintures, dessins et installations qu'il crée dans son atelier. Son « Keep it spotless » élaboré en collaboration avec Damien Hirst s'est vendu… pour 1,9 million de dollars (1,4 million d'euros).

Une notoriété financière qui fait hurler certains graffeurs n'hésitant pas à taxer Banksy de « vendu ». A eux, il répond : « J'utilise l'art pour contester l'ordre établi, mais peut-être que j'utilise simplement la contestation pour promouvoir mes œuvres. »